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Rozen KONE

Dr. Rozen Mohamed KONE est Docteur en Business Administration du Business Science Institute et iaelyon School of Management, il est titulaire d’un MBA Banque-Finance du CESAG Business School à Dakar (Sénégal). Il a 12 ans d’expérience professionnelle acquise dans plusieurs pays et pilote des projets régionaux pour établir les trois écosystèmes découverts dans sa thèse dont La Bourse des Produits Agricoles d’Afrique de l’Ouest (17 pays dont les 15 de la CEDEAO).

En effet, ses recherches en management (avec l’ISEOR et le Business Science Institute) ont abouti à la découverte de la théorie de l’inclusion financière qui prône la combinaison du trièdre de 3 écosystèmes : bourses agricoles/minières, véhicules d’épargnes collectives, et les systèmes financiers mobiles. Le trièdre permet d’atteindre simultanément 7 des 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) pour le bonheur de la majorité des populations africaines : les petits paysans, les PME, les femmes, les jeunes, les collectivités territoriales, et la diaspora. Il a soutenu sa thèse sous la direction du Pr. Marc BONNET

Il est auteur du livre paru aux Edition EMS en Octobre 2019 : Accélérer l’inclusion financière dans les pays africains. Nouvelles approches des stratégies d’inclusion financière.

Accélération de l’inclusion financière dans les pays africains : renforcement de la coopération entre les acteurs par une démarche tridimensionnelle.

Thèse dirigée par Professeur Marc Bonnet.

L’Exclusion Financière (EFI) est un concept historique dans la pensée économique. Elle s’observe aussi bien dans les pays développés que ceux en voie de développement ou moins avancés (Leyshon, 1995). « L'exclusion d’une large proportion de la population de l'accès à des services bancaires a été découverte comme un obstacle majeur au développement ces dernières années » (Govind Hariharan et Marcus Marktanner, 2011). Les organismes et personnes physiques exclus le sont en général suite à des barrières érigées par le système financier en réaction à des crises de la dette depuis 1930 (Leyshon et Thrift, 1995).

Par ailleurs, L’Inclusion Financière (IFI) a un caractère universel depuis que la Communauté Internationale, au travers du G20, s’est unie contre ce phénomène à partir de 2009 (après la crise des subprimes), en définissant un cadre de SNIF (Stratégie Nationale d’IFI). Ainsi, de 2011 à 2015 le taux d’exclusion a été réduit de 20% ; les pays européens ont une moyenne de 90%.

Cependant en Afrique les SNIF ont échoué ou sont encore non formulées et 80% des pays ont plus de la moitié de leur population qui est exclue (certains sont à 90% de taux d’EFI). L’exclusion concerne la population cible composée de planteurs/agriculteurs, PME, femmes, jeunes, diaspora et des collectivités territoriales.

Nos analyses par la méthode qualimétrique montrent que l’exclusion de ces « unités actives » (terme emprunté de François Perroux, cette dernière cité par Savall, Bonnet et al., 2015), qui se manifestent à travers plusieurs effets analysés par la méthodes SOF (Sociale Organisationnelle et Financière) de l’ISEOR, créent des coûts cachés (CC) impressionnants. Ces derniers atteignent selon les évaluations de 10 à 80 milliards d’euros par an. Le recyclage de ces CC par des projets de métamorphose (d’améliorations) pourraient donc augmenter les richesses des pays observés de 10 à 80 milliards d’euros par an.

Nos recherches ont abouti à la conceptualisation de ces projets dans un nouveau thème que nous avons qualifié de trièdre accélérateur de l’IFI. Ce dernier est constitué de « bourses agricoles avec mouvements physiques de produits vivriers adossées à un système de récépissés d’entrepôts- labélisé BARE », ‘d’Organismes/Véhicules de Gestion Collective de l’Epargne pour des investissements dans le marché productif- labélisé VGCE’, et de ‘Services Financiers Mobiles-labélisé SFM’.

Ce trièdre est un ensemble de trois écosystèmes ou ECOS (ECOS-BARRE, ECOS-OGCE, ECOS-SFM) synchronisés avec les trois (3) composantes du système financier (Infrastructures, Institutions et Marchés). Les conditions nécessaires et suffisantes de la mise en œuvre de ce trièdre ont émergées de nos travaux d’observation et d’actions scientifiques.

Enfin, Nous souhaitons introduire une nouvelle connaissance : la théorie générale du trièdre de l’IFI (TGTIFI) qui devient le soubassement des Nouvelles Stratégies Nationales d’IFI (NSNIF) des pays africains. La TGTIFI permettra de décrire, expliquer, et améliorer la compréhension du monde (Banques Centrales, Ministères d’Economie et Finance, Institutions du système financier, population cible ci-dessus mentionnée, en général les acteurs membres de chaque ECOS, et membres des interfaces entre les ECOS), et d’apporter des prédictions et des bases d’actions pour transformer les États africains d’une situation de FIFI (Faible Niveau d’IFI) à HIFI (Haut niveau d’IFI).

Ainsi, les Etats africains peuvent passer d’un taux d’IFI de 17% à 68% en 8 ans, soit un multiplicateur de 3.65 (cas de la France de 1966 à 1974 selon Frederick Thiveaud, 2016). Ou les Etats africains peuvent accroitre le revenu moyen par travailleur de 1.3% à chaque croissance de 10% de l’inclusion financière (Hariharan et Marktanner, 2011).

Mots-clés : inclusion Financière, Afrique, Accélération, Trièdre BARE-VGCE-SFN, 3 composantes du système financier, SNIF, Théorie Générale du Trièdre de l’IFI.