Dr. HAYES David

Digital DBA n°1 (2017-2020)

Entrepreneur, puis mentor, puis responsable universitaire, et maintenant Docteur en Administration des Affaires avec une spécialisation en entrepreneuriat(DBA).

David Hayes est maintenant dans la deuxième phase de sa carrière de professeur d’université et après seize ans d’expérience dans l’enseignement supérieur, il vient d’accepter un rôle de professeur d’entrepreneuriat à l’Africa Business School au Maroc.

Il a soutenu sa thèse de Doctorate in Business Administration en 2019 sous la direction du Pr. Nathalie Mitev, Senior Visiting Research Fellow au King’s College London University.

Direction de thèse

Pr. MITEV Nathalie

Intitulé

Comprendre la capacité entrepreneuriale d’étudiants de premier cycle universitaire.

Résumé

Afin d’évaluer et comprendre la capacité entrepreneuriale d’étudiants d’université comme source d’intention initiale, cette recherche utilise des méthodes quantitative et qualitative d’exploration pour étudier les compétences, auto-efficacité et traits de caractère entrepreneurials des étudiants de premier cycle universitaire. La recherche explore les différences entre étudiants et entrepreneurs, et entre les étudiants de premier cycle qui identifient l’entrepreneuriat comme choix d’études et ceux qui ne le font pas.

L’investigation se porte notamment sur les dissemblances entre l’entrepreneuriat, d’autres catégories de business et des étudiants inscrits dans d’autres matières que le commerce. Les résultats quantitatifs illustrent que toutes les catégories d’étudiant, y inclus ceux inscrits dans les spécialisations en entrepreneuriat, affichent des scores inférieurs aux entrepreneurs dans les champs de compétences entrepreneuriales et d’auto-efficacité entrepreneuriale. Les résultats démontrent également qu’il existe de grandes différences entre les compétences, l’auto-efficacité et des traits de personnalité entrepreneurials des étudiants inscrits en spécialisation d’entrepreneuriat et ceux inscrits en d’autres spécialisations, pour la plupart des étudiants en commerce. Les données démontrent un ‘changement radical’ en ce qui concerne la sensibilité entrepreneuriale interpersonnelle, avec les étudiants en premier cycle obtenant des scores supérieurs aux entrepreneurs pour ce qui est habituellement une compétence entrepreneuriale qui affiche des scores faibles. Enfin, les résultats qualitatifs illustrent comment des étudiants de premier cycle contournent l’absence de compétences et d’autoefficacité entrepreneurials pour construire la capacité entrepreneuriale.

La recherche propose un cadre conceptuel appelé ‘SET’, où les compétences entrepreneuriales (S), l’auto-efficacité entrepreneuriale (E), et les traits de personnalité entrepreneurial (T) sont des composants et des forces derrière la capacité entrepreneuriale et in fine les intentions entrepreneuriales. Les résultats qualitatifs illustrent une solution dynamique pour la construction de la capacité entrepreneuriale que l’on appelle ‘transformation d’efficacité entrepreneuriale’, où le fait d’apporter un changement positif à d’autres personnes développe et impulse une auto-efficacité et des compétences améliorées dans les étudiants en entrepreneuriat. Enfin, la recherche propose un élargissement du concept de l’intention à lancer une entreprise pour y inclure les activités de freelance, les travailleurs sous contrat, et des activités intrapreneuriales.

Ces résultats ont des implications théoriques, empiriques et pratiques, y inclus comment faire pour positionner, promouvoir et évaluer la formation universitaire à l’entrepreneuriat, aussi bien que comment structurer et enseigner des programmes de formation.