Dr. LABELLE Luc

DBA Amérique du Nord n°1 (2013-2016)

Luc Labelle est administrateur de sociétés certifié IAS.A. et s’est joint à la Ville de Longueuil, 3e agglomération urbaine au Québec sur la Rive-Sud de Montréal, à titre de directeur général adjoint responsable des services corporatifs à l’été 2017. Précédemment, pendant une dizaine d’années, il a dirigé la Chambre de la sécurité financière. Cette organisation phare du secteur financier a connu plusieurs innovations et records de performance et fut reconnue en 2014 pour sa gestion par le Mouvement québécois de la qualité.

Auparavant, il a occupé diverses fonctions de haut niveau dans l’économie du Québec et il a aussi été chargé de cours à l’École des Hautes Études Commerciales (HEC Montréal) durant plusieurs années.

Titulaire d’une maîtrise ès sciences en management (M.Sc.) de HEC, Monsieur Labelle fut gagnant d’un 1er prix canadien pour le meilleur plan d’affaires, lauréat 1996 du Prix Relève d’Excellence HEC et, en 1999, on lui décerna le titre de Professionnel de l’année en développement économique (entrepreneurship).

Il a entrepris en 2013 un doctorate in business administration pour exécutif avec le Business Science Institute. Innovante dans la formation de 3e cycle universitaire, le Business Science Institute lui permettait de se mettre à jour sur l’état des connaissances en gestion et d’explorer par ses recherches de nouvelles pistes en management. Ainsi il a eu l’opportunité d’élaborer une thèse de doctorat à partir d’une théorie inédite proposée par le renommé professeur Michael C. Jensen : la théorie de l’intégrité. Il appliquera le filtre de cette théorie ontologique de l’intégrité à son expérience de dirigeant pour déterminer si cette théorie ouvre de nouvelles perspectives en management.

Il a développé sa thèse sous la direction de Jean-Philippe Denis, professeur des universités à l’Université Paris Sud et rédacteur en chef de la Revue française de gestion.

Direction de thèse

Pr. DENIS Jean-Philippe

Intitulé

La nouvelle théorie de l’intégrité ontologique ouvre-t-elle de nouvelles perspectives en management ?

Résumé

Cette thèse de doctorat exécutif (executive DBA) réfère à la théorie positive de l’intégrité, développée à partir de 2004 par le professeur émérite Michael C. Jensen de l’Université Harvard et apporte un regard managérial sur cette nouvelle théorie en prenant naissance là où l’approche normative de l’intégrité avait montré ses limites à l’auteur. La nouvelle théorie de l’intégrité propose un nouveau paradigme de l’intégrité fondée sur l’ontologie et la phénoménologie où l’individu, le dirigeant, et l’organisation en tant qu’entité humaine, auraient un accès concret à une condition nécessaire pour maximiser l’opportunité de performance : honorer sa parole (parole en tant que constituante fondamentale de l’être humain). Utilisant le prisme de la théorie de l’intégrité, l’auteur illustre des situations de gestion vécues pour tenter de voir si cette théorie ouvre de nouvelles perspectives en management.

La théorie de l’intégrité est récente ; l’auteur retrace donc son origine au travers de l’ensemble de l’œuvre du professeur Jensen qui a su, à partir de l’intégrité “ontologique” avancée initialement par Werner Erhard et à partir de cas d’utilisation en entreprise de cette théorie par Steve Zaffron (tous deux coauteurs avec Jensen), en développer une articulation scientifique complète.

La théorie de l’intégrité se base sur l’ontologie, l’étude de l’être (humain) et de ce fait elle est plus justement abordée via l’expérience personnelle. Ainsi, l’auteur fait une rétrospective de son cheminement en tant que dirigeant ayant été exposé à cette théorie et qui l’amène à quelques dimensions d’un nouveau management intégrant la théorie de l’intégrité.

La thèse se termine par une revue des enjeux de recherche auxquels fait face cette théorie, dont en particulier sa dimension positive, et conclu que la théorie de l’intégrité peut apporter un éclairage utile et complémentaire en management. Appelant à des études empiriques sur cette théorie en entreprise, l’auteur évoque la difficulté d’isoler la variable “intégrité” parmi les variables expliquant la performance accrue des entreprises, le cas échéant.